L’échec et apprentissage

Dans cette chronique nous allons aborder pourquoi l’échec peut être une source fabuleuse d’apprentissage si l’on sait comment s’en servir.

La peur de l’échec.

Dans l’apprentissage de la danse, on apprend à tomber je dirais même avant de savoir faire autre chose.

Pourquoi je vous dis cela ? Simplement parce que si vous ne savez pas tomber vous allez vous faire très mal parce que ce l’on passe son apprentissage de départ à « échouer« .

Vous devez vous connaitre du début jusqu’à la fin. Du sommet de votre crâne à la pointe de vos orteils.

En vous connaissant, vous aller savoir comment vous allez réagir à l’information que l’on vous transmettre.

La danse est l’art de l’effort dissimulé.

Plus c’est dur et difficile plus

Cela doit paraître facile et agréable à regarder.

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L’apprentissage est long et difficile et même pour les personnes qui ont déjà une très bonne base : c’est-à-dire des « facilités ».

dans votre apprentissage d’une manière générale, vous allez passer par la phase je tombe, donc j’échoue.

Vous allez donc pester, recommencer, re pester, vous lamenter que vous n’y arriver jamais etc…

Puis un jour vous aller y arriver !

Pourquoi ?

Certainement parce que vous vous êtes accroché pour faire et refaire mais surtout parce que vous aurez mis en place des « axes de progressions » c’est-à-dire que vous allez peu à peu réajuster le mouvement, pour qu’il puisse être, peu à peu correct et vous permettre de tenir votre corps en mouvement avec brio !

Vous l’aurez donc plus ou moins compris, quand on danse on apprend à échouer avant toute chose !

Caycédo dans le processus d’apprentissage parle de la loi de l’entrainement, un danseur, un musicien, un sportif le sait, dès que l’on ne s’entraine plus le corps est en manque, réellement en manque.

Le corps a mal de ne plus faire, de ne plus s’entraîner.

Mais au-delà de cela quand on recherche l’excellence, rien n’est jamais facile.

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L’échec

L’échec fait partie intégrante de la vie et ce dès que l’on apprend à marcher …

On tombe et on se relève et pourtant on en fait pas tout un plat …

Marcher est pourtant un sacré enjeu non ? Et l’on ne dit pas à son enfant qu’il est un raté parce qu’il ne sait pas marcher (enfin j’espère…)

L’échec doit permettre d’avancer certes mais pas à n’importe quel prix et n’importe comment.

La pression, le stress font énormément dans l’équation « échec »

En faisant mes recherches pour ma chronique, j’ai donc appris que google se servait de l’échec comme moteur de productivité !

Google a développé le fail fast  = échoue vite, en français.

Je ne savais pas qu’il fallait être pressé d’échouer !!!! 😀

Oui je sais que l’interprétation n’est pas la bonne.

Plus vite l’échec sera traité, mieux sera intégrée l’information nécessaire pour mettre en place mes facultés, et ma productivité.

Le fait de vouloir se dépasser, d’avoir de nouveaux challenges, demande une remise en question de son savoir, de son apprentissage. ce qui n’est pas une chose aisée.

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L’échec peut être une source d’épanouissement et de productivité permettant d’innover et de créer de nouvelles voies, de nouveaux chemins souvent meilleurs, plus efficaces que ceux empruntés au part avant. 

La pâtisserie est un bel exemple. Car c’est d’une maladresse des sœurs TATIN, que nous devons la tarte TATIN.

Puisque dans la hâte précédant l’arrivé de nombreux clients de l’auberge, l’une d’elle fit tomber une tarte aux pommes !!!!

Bel échec non ?

Mais qu’ont-elles bien pu ressentir au moment de cette maladresse ?

Leur égo a dû en prendre un coup ? Peut-être ont-elles pensé qu’elles étaient des bonnes à rien ?

Tout comme Einstein croyant à une erreur de calcul, a inséré un « terme » dans ses équations de la relativité. Ainsi il a voulu décrire un « Univers » qu’il considérait « faussement » comme statique ; alors que l’on sait aujourd’hui que ce dernier subit une expansion accélérée.

« On tire souvent plus de leçons d’une erreur que d’un résultat d’expérience concluant, et l’échec est la source des plus grandes découvertes

Stuart Firestein, enseignant en neurosciences et directeur du département de biologie à l’université Columbia (New York)

Je vous laisse ce lien sur l’échec en science à aller découvrir 

L’échec nous permet d’être plus apte, capable, créatif(ve), dégourdi(e).

Il faut voir l’échec comme nous permettant de nous exercer …

Ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs ?

Alors pourquoi tant de souci devant l’échec ?

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L’égo

Est certainement le problème dans l’échec.

Quand on se rate, que l’on échoue l’égo en prend un coup.

Si l’on arrive à se détacher de la situation pour faire une analyse et voir pourquoi on a échoué c’est parfait. Et cela permettra de progresser.

Mais Monsieur l’égo n’est pas toujours disposé à se laisser faire, et se taire.

La peur

Dans notre monde nous sommes très souvent exposés au stress, à la peur de mal faire, de se tromper, la peur du regard des autres, qui nous pense ou non capable de faire …

Comme je le dis souvent la peur est nécessaire mais ne doit pas être paralysante.

Je vous invite à lire ou à relire la chronique sur la peur et les phobies.

L’acceptation, le pardon, sont des mots qu’il faut mettre dans son vocabulaire, puis une fois qu’ils y sont il faut apprendre à s’en servir.

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On doit accepter de se tromper, on doit se pardonner de s’être tromper !

Ce n’est pas grave en soi. C’est normal et plutôt sain de se tromper et d’accepter de se tromper.

Cela pourra potentiellement devenir grave, si se tromper sur les mêmes choses revient en boucle, toujours et encore. Dans ce cas nous n’aurons rien appris de notre échec.

Tous les grands hommes ont échoué, mais la confiance en soi est l’atout principal, c’est ce qu’il faut garder à l’esprit.

Avoir confiance en ses capacités, se faire confiance, écouter la petite voix qui nous guide en toute circonstance.

Nous avons les ressources nécessaires pour faire les choses en grandes parties. Le reste est l’apprentissage et la mise en pratique. Et si vous avez un bon prof, enseignant, guide, coach qui sait ou saura vous mettre en avant alors là, tout est permis.  

Dans l’échec la question à se poser

C’est pourquoi j’échoue ?

En me posant cette question cela me permet de mettre en place l’action pour me corriger et avancer.

Mais on reste trop souvent dans « tu as échoué = c’est mal ».

Le souci est de ne pas savoir tirer parti « de ses talents »

On n’a souvent pas appris à se valoriser correctement pour nous permettre d’avancer correctement, et de progresser.

On veut que tout rentre dans le même moule … c’est l’erreur fatale, car du coup on échoue. Nous ne sommes pas tous doués pour les mêmes choses.

L’apprentissage 

David Kolb, un docteur en psychologie sociale et sciences de l’éducation, a travaillé sur les styles d’apprentissages. 
Kolb a mis en évidences des choses importantes : 


1- Il a montré que la façon d’apprendre est différente d’un individu à l’autre.


2- Il a aussi montré qu’il existe 4 STYLES d’apprentissage, que l’on peut regrouper par catégories. Il y a donc en schématisant 4 styles d’apprentissage qu’il faut s’approprier pour pouvoir toucher tout le monde et « avoir une réussite totale »


3- Il a mis en évidence que quand, on veut transmettre quelque chose à quelqu’un, spontanément, on utilise son propre style d’apprentissage.

C’est certainement aussi une des raisons de l’échec.

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